Lundi 21 avril 2008
Une fois n'est pas coutume, cet article s'adressera principalement aux jeunes étudiantes, celles qui sont quotidiennement harcelées par des après-midi de printemps,
alors qu'elles essayaient seulement de réviser leurs examens. Individus de sexe masculin s'abstenir.
Mais commençons par le commencement. A quoi sert une bibliothèque universitaire ? La réponse semble évidente mais tout de même, Internet est mon meilleur ami et je tape donc "bibliothèque universitaire définition" sur mon moteur de recherche préféré. Wikipédia me répond avec célérité et efficacité : "Une bibliothèque universitaire (BU) est une bibliothèque rattachée à une université. Les documents et les services présents dans la bibliothèque universitaire peuvent ainsi servir à la double mission des universités, l'enseignement et la recherche."
Il confirme donc ma toute première impression : une bibliothèque c'est fait pour étudier !
Mais cette fonction éducative, de partage des informations, du savoir, des connaissances, fonction héritière de siècles d'Histoire, n'est pas du goût de tout le monde en réalité, et surtout pas de la gent masculine.
Tel un prédateur, le juriste mâle ère dans les rayonnages d'ouvrages, entre le droit administratif et le droit fiscal, entre le Code civil de Dalloz et le code pénal de Litec, et s'approche lentement de sa proie. Ca commence par une question banale : 'Tu étudies le droit?" ( et là, on ne peut s'empêcher de sourire et de penser "Non, non, je flâne juste dans le rayon droit, avec 4 bouquins de droit humanitaire sur les bras, juste pour le plaisir...")
Ou alors, le juriste mâle peut opter pour la technique de la chasse à courre, en groupe (en troupeau plutôt, voire en meute). Ils se dispersent alors aux 4 coins de la bibliothèque, recherchant la "perle rare", "l'élue juriste" (d'une nuit, ou pour la vie), la harcelant jusqu'à ce qu'elle craque, range poliment ses affaires pour aller bosser son commentaire de texte ailleurs.
Il y a ceux également qui, passent 15 fois devant vous en 3 minutes en espérant que vous releverez la tête ; ceux qui s'installent à votre table sans vergogne ; ceux enfin qui, de manière classique, demandent un stylo ou un correcteur blanc alors que vous pouvez voir dépasser de sa trousse au moins une quinzaine de stylos quasiment inutilisées (normal, à force de "courir la juriste", on ne prend pas trop le temps de travailler)
Pour celles qui désireraient connaître les meilleures techniques pour éconduire leurs soupirants, je leur donnerais les conseils suivants :
- à ceux qui demandent pourquoi vous faîtes du droit, répondez-leur que le droit est la meilleure filière pour trouver un bon parti (sous entendu un bon mari). Fuite assurée. (Testé et approuvé par moi-même)
- à ceux qui s'installent à votre table, indiquez-leur que vous avez rendez-vous dans quelques minutes avec votre directeur de recherche pour discuter mémoire. Au passage profitez-en pour indiquer le nom du professeur fictif en question ( l'idéal : celui qui en impose et qui constitue la terreur des étudiants, leur inspirant des cauchemars épouvantables sur le fructus, l'usus ou l'abusus) Déguerpissage assuré...
- à ceux qui vous proposerez d'aller boire un café, acceptez en leur déclarant que vous devez juste terminer votre devoir avant d'y aller : "J'en ai pour 2-3h maximum". DIssuasion assurée.
J'espère, amies juriste et étudiantes sérieuses et motivées, que grâce à ces conseils, la bibliothèque universitaire redeviendra notre terrain d'études préféré ! Luttez ! N'abdiquez jamais, relevez la tête et battez-vous :
Mais commençons par le commencement. A quoi sert une bibliothèque universitaire ? La réponse semble évidente mais tout de même, Internet est mon meilleur ami et je tape donc "bibliothèque universitaire définition" sur mon moteur de recherche préféré. Wikipédia me répond avec célérité et efficacité : "Une bibliothèque universitaire (BU) est une bibliothèque rattachée à une université. Les documents et les services présents dans la bibliothèque universitaire peuvent ainsi servir à la double mission des universités, l'enseignement et la recherche."
Il confirme donc ma toute première impression : une bibliothèque c'est fait pour étudier !
Mais cette fonction éducative, de partage des informations, du savoir, des connaissances, fonction héritière de siècles d'Histoire, n'est pas du goût de tout le monde en réalité, et surtout pas de la gent masculine.
Tel un prédateur, le juriste mâle ère dans les rayonnages d'ouvrages, entre le droit administratif et le droit fiscal, entre le Code civil de Dalloz et le code pénal de Litec, et s'approche lentement de sa proie. Ca commence par une question banale : 'Tu étudies le droit?" ( et là, on ne peut s'empêcher de sourire et de penser "Non, non, je flâne juste dans le rayon droit, avec 4 bouquins de droit humanitaire sur les bras, juste pour le plaisir...")
Ou alors, le juriste mâle peut opter pour la technique de la chasse à courre, en groupe (en troupeau plutôt, voire en meute). Ils se dispersent alors aux 4 coins de la bibliothèque, recherchant la "perle rare", "l'élue juriste" (d'une nuit, ou pour la vie), la harcelant jusqu'à ce qu'elle craque, range poliment ses affaires pour aller bosser son commentaire de texte ailleurs.
Il y a ceux également qui, passent 15 fois devant vous en 3 minutes en espérant que vous releverez la tête ; ceux qui s'installent à votre table sans vergogne ; ceux enfin qui, de manière classique, demandent un stylo ou un correcteur blanc alors que vous pouvez voir dépasser de sa trousse au moins une quinzaine de stylos quasiment inutilisées (normal, à force de "courir la juriste", on ne prend pas trop le temps de travailler)
Alors moi je dis : Stop à la drague dans la bibliothèque universitaire
!
Pour celles qui désireraient connaître les meilleures techniques pour éconduire leurs soupirants, je leur donnerais les conseils suivants :
- à ceux qui demandent pourquoi vous faîtes du droit, répondez-leur que le droit est la meilleure filière pour trouver un bon parti (sous entendu un bon mari). Fuite assurée. (Testé et approuvé par moi-même)
- à ceux qui s'installent à votre table, indiquez-leur que vous avez rendez-vous dans quelques minutes avec votre directeur de recherche pour discuter mémoire. Au passage profitez-en pour indiquer le nom du professeur fictif en question ( l'idéal : celui qui en impose et qui constitue la terreur des étudiants, leur inspirant des cauchemars épouvantables sur le fructus, l'usus ou l'abusus) Déguerpissage assuré...
- à ceux qui vous proposerez d'aller boire un café, acceptez en leur déclarant que vous devez juste terminer votre devoir avant d'y aller : "J'en ai pour 2-3h maximum". DIssuasion assurée.
J'espère, amies juriste et étudiantes sérieuses et motivées, que grâce à ces conseils, la bibliothèque universitaire redeviendra notre terrain d'études préféré ! Luttez ! N'abdiquez jamais, relevez la tête et battez-vous :
Pour une bibliothèque meilleure !
par Charlotte
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