Dimanche 9 mars 2008
La chaîne démarrée sur les blogs de Frédéric Rolin, Maître Eolas, GroM ou Erasoft se poursuit....

Le plus difficile c'est de choisir seulement 6 choses insignifiantes parmi la multitude qui me caractérise ! 

1/ A 5 ans,  lors de mon entrée au CP, j'ai dit à mes parents que je ne saurais jamais lire, à 1O ans, lors de mon entrée au collège, j'ai affirmé que je n'aurais jamais mon brevet, à 14 ans, lors de mon entrée au lycée, j'ai prétendu que je n'aurais jamais mon bac et à 17 ans, lors de mon entrée à la faculté, je leur ai  assuré que jamais au grand jamais je ne décrocherais un semestre.  Je suis une très mauvaise médium !

2/ J'ai hésité longuement entre le Droit et la Médecine. Mais je n'avais pas les capacités suffisantes pour faire des études de Médecine, j'ai donc choisi le Droit...

3/ Je voulais être Procureur de la République en 1ère année. Passé mon 1er cours de Droit constitutionnel, j'étais moins catégorique. C'est lors de ma découverte du Droit Administratif que j'ai compris que je serais publiciste.

4/ J'envisage de faire un double cursus l'année prochaine. Affaire à suivre...

5/ J'étais très active dans mon ancien lycée. Secrétaire du Conseil de Vie lycéenne, déléguée de classe ; j'ai également organisé une action caritative pour récolter des fonds pour les sans-abris. Elle a tellement bien marché que cela a permis à 20 sans-abris d'améliorer leurs conditions de vie.

6/ Une carrière politique en parralèle de mon activité de Maître de conférences ne me déplairait pas. Dès l'âge de 13 ans, je m'intéressais déjà fortement à la politique et j'étais incollable sur les Présidents de la Vème République et leurs gouvernements respectifs. Récemment, j'ai même été approchée pour faire partie d'une liste pour les élections municipales. J'ai refusé car je me laisse encore le temps de la réflexion...


Voilà donc quelques éléments qui vont vous permettre de mieux me cerner et me comprendre !  (comme si j'étais quelqu'un de complexe ! )

Puisque déjà beaucoup de personnes ont répondu  à cette invitation, il ne  me reste plus grand-monde à qui faire passer la chaîne.

Je me contenterais donc de la faire passer à Mélanie avec son excellent blog : leblogdemelanie.over-blog.com

J'attends vos commentaires nombreux ! (et cyniques ;-) )
par Charlotte publié dans : mistaattaque
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Samedi 8 mars 2008
Je ne pourrais ni dire "Jeu, set et match", ni "échec et mat". ;-)
Bien sûr il y a la frustration de ne pas avoir donné le meilleur de soi-même et bien sûr il y a la déception de ne pas avoir su être prête à l'instant T pour répondre à la rafale de questions du jury. Mais deux enseignements concernant ce concours : 

- Premièrement je ne serais jamais avocate. J'aspire à devenir une meilleure enseignante qu'avocate ;-)

-Deuxièmement, je ne présenterais plus le Concours de plaidoiries. J'ai un peu le sentiment que c'était "l'édition de trop". Un sentiment de culpabilité m'a envahi lorsque les candidats qui s'étaient présentés aux éliminatoires, sont venus nous encourager pour la finale.  Un peu le sentiment de ne pas être à ma place, de ne plus être à ma place. Il faut laisser l'espace pour du sang neuf. Etre réaliste et savoir abandonner au bon moment. Reconnaître qu'il y a des domaines pour lesquels nous ne sommes pas compétents et pour lesquels nous ne le serons jamais... C'est peut-être cela le plus difficile... Mais passé le temps de l'introspection,  cela me laisse un  sentiment de soulagement : je n'aurais plus jamais à me stresser pour rédiger une plaidoirie et la soutenir... :-D

Après ces quelques premières remarques, je vous laisse savourer comment s'est déroulé la journée....

8h40 : J'arrive au Palais de Justice de Nîmes par l'entrée principale, et me dirige vers la Cour d'Assises sans hésitation. Je connais l'endroit pour y avoir déjà plaidé l'an dernier.  A l'entrée, 3 ex-camarades de 3ème année sont là. On papote un peu. J'entre alors dans la salle de torture et me dirige à l'endroit où le petit déjeuner est installé. Les membres de l'Association Paul-Emile Goguillot sont tous présents et quelques personnes du public partagent ce 1er repas de la journée :  des malheureux candidats qui n'ont pas passé le cap des éliminatoires. Un petit pincement au coeur pour eux. Ils me sourient, sont jovials. C'est difficile. Ils étaient tous tellement bons... Je ne peux rien avaler. Pas même un café. J'ai froid. Quelques candidats affluent vers la table du petit déjeuner. Les sourires sont crispés et les conversations tendues. La pression monte insidieusement. Une amie à moi me rejoint. Son flux positif envahit la salle.

9h10 : Tous regroupés dans la Cour d'Assises, la Présidente de l'Association prononce un discours d'introduction puis nous procédons au tirage au sort des sujets. Soupir de soulagement. Je ne suis pas la première. Toutefois, mon binôme passe en milieu de matinée. J'essaye de profiter au maximum de ce "répit" pour profiter de la plaidoirie de mon camarade de M1 Thomas. Quelques tremblements et hésitations plus tard, Thomas parvient à s'installer. Il avance ses arguments avec style. 30 minutes plus tard, c'est au tour de la partie adverse de prendre la parole et de convaincre les membres du jury que le téléchargement illégal de fichiers musicaux porte atteinte aux Droits d'auteur. Une fois leurs plaidoiries terminées, les candidats sont passés "au grill". Le jury leur pose différentes questions. Thomas et Olivier tentent d'y répondre avec le plus de discernement et de clarté possible. Une drôle d'ambiance règne au sein des candidats assis de part et d'autre de la salle. Nous prenons la température. On essaye de "percer à jour" les intentions du jury, de comprendre leur "fonctionnement", comme s'ils étaient des bêtes curieuses. ;-) 
L'une des membres de l'association nous octroie dix minutes de pause. De mon côté, je tente de rassurer mon camarade. Il fait la moue. Perfectionniste, il a le sentiment de ne pas avoir donné le meilleur de lui-même. Je peux le comprendre, je suis de la même "trempe". Rien de plus frustrant que d'avoir la sensation d'avoir été à mi-chemin de ses facultés. Puis je vais rejoindre mes proches. C'est bientôt mon tour. Un de mes enseignants M. Rolland fait irruption dans la Cour d'Assises et vient me souhaiter bon courage. Il est pressé et ne pourra pas assister aux plaidoiries mais il tenait à me soutenir. Je suis touchée. Quelques paroles échangées avec différents inconnus. L'heure suivante sera la mienne, ou ne sera pas... J'encourage mon adversaire qui fait triste mine. La sonnerie retentit et le "jeu" peut recommencer.

11h00: L'une des membres de l'Association annonce le cas pratique suivant. Je me lance dans l'arène. Je suis demandeur dans l'affaire. 20 minutes, c'est le temps qu'aura duré ma plaidoirie. Pourtant j'ai eu l'impression que le temps s'était soudain accéléré. Quelques visages fermés dans le Jury. D'autres me donnent l'impression d'être perplexes. D'autres encore hochent la tête et affichent un léger sourire. Je tente de me "maîtriser".
C'est alors au tour de mon adversaire. Elle s'élance à la "barre". Paralysée par la peur, je la vois trembler de tous ses membres. Je la fixe avec attention. Elle enchaîne de très bon arguments. Puis le temps des questions est venu. Je devrais plutôt dire le temps de la torture ;-) Les questions sont précises, le vocabulaire choisi et les attentes énormes. Je ne suis pas à la hauteur. Dépassée par une question du Président du Jury, le sol se dérobe sous mes pieds. Je ne comprends pas le but de sa question, je ne comprends pas ce qu'il attend de ma réponse. Il me donne du fil à retordre. Je baisse les bras. Je sais alors que c'est terminé pour moi. Ma consoeur a droit également à une salve de questions. Les membres du Jury ne "s'acharnent" pas sur elle.
C'est ainsi que s'achève cette matinée riche en rebondissements, en jeux de mots et en proverbes latins.
Rendez-vous est pris pour la suite des "hostilités" à 14h30.

Après quelques hésitations, mes proches, un des candidats et moi, nous filons nous rassasier dans un petit restaurant sympa de la Coupole à Nîmes. Les assiettes sont rapidement vidées, sauf la mienne. Je picore... Encore ce noeud à l'estomac qui me taraude. Les discussions sont vives et animées. Mais nous parlons peu de cette matinée. C'est presque un tabou, un accord tacite entre nous. Ne pas en parler. Le temps est comme suspendu pendant le repas. Une bulle d'oxygène. En sortant du restaurant, on prend le temps de se ballader un peu. On admire l'archtecture de la Maison Carrée. C'est comme si la matinée était effacée de la mémoire collective. Mais très vite, la réalité nous rattrappe. Ils nous faut rejoindre le Palais de Justice.

14h00 : A l'entrée principale, quelques personnes présentes dans le public sont déjà là. Elles se mêlent à nos conversations. Puis nous rejoignons la salle des supplices. On enfile nos robes d'avocats respectives. Elles nous aident à entrer dans la peau du "personnage". Les membres du Jury pénètrent dans la salle. C'est le signal. Nous allons reprendre d'ici peu. Les derniers conseils fusent "N'oublies pas de te présenter devant le Jury", "Ne dépasses pas le temps limite..."

14h30 : Puis la sonnerie retentit à nouveau, cette maudite sonnerie. Quelques clichés plus tard, les plaidoiries reprennent. Un candidat de L1 se lance dans la bataille. Je suis impréssionnée par sa performance. Sans aucune connaissance en Droit Pénal, ni en Droit Administratif, il parvient pourtant à tirer son épingle du jeu. Il peut être fier de lui. Je n'aurais jamais réussi à faire une telle prestation lors de ma 1ère année. Il ira loin, j'en suis sûre. Vient alors le tour de son adversaire. Posée, sereine, elle avance ses arguments, un par un. Son discours est clair, ses arguments convaincants. Les questions du Jury ne la déstabilisent pas le moins du monde. Elle tente de démontrer pourquoi il est légitime qu'un potentiel récidiviste se voit infliger une peine de rétention de sûreté.
Enfin, le dernier binôme intervient. Le couple infernal, la "paire" (et la perle) rare. Ces deux candidats valeureux s'affrontent lors de joutes verbales de haute voltige. On assiste à des prestations orales de grande qualité. Le jury s'acharne, les poussent dans leurs derniers retranchements. On pourrait presque ressentir la moiteur de leurs mains à distance, et entendre le palpitement de leurs coeurs.
Le Président du Jury clôt alors les plaidoiries. La Présidente de l'Association nous félicite pour nos "brillantes prestations". Nous devons laisser le Jury délibérer. Les résultats seront proclamés dans une heure.

Le Public se disperse. Nous décidons d'aller prendre un café. On chahute, on rit, on se détend. Ca sent la fin de la torture... ;-)

18h00 : Puis l'heure est venue de retourner auprès des autres candidats pour connaître le verdict final.

A la demande de la Présidente, les candidats s'installent sur les 2 premiers rangs. Je fuis le regard des membres du Jury. J'ai comme un sentiment de "honte" face à eux. Je fixe donc mon attention sur le discours de la Présidente. Les autres candidats n'en mènent pas large non plus. Puis M.Doria, biographe de Paul-Emile Goguillot, prend la parole. D'anecdotes amusantes en anecdotes amusantes, il détend l'atmosphère. Le public est entassé au fond de la salle, par manque de places assises. 
Maître Fontaine saisit alors le micro et rend un vibrant hommage aux candidats. Je me sens mal à l'aise. Je ne me sens pas concernée par cet hommage. J'en suis "orpheline".
Il prononce alors la liste des lauréats. Sans aucune surprise. Les plus méritants sont sur le podium. J'adresse aux candidats un sourire radieux. J'espère que d'apprenti avocat, ils deviendront avocats purs et durs. ;-)

Le coup d'envoi est lancé. Tout le monde se rue sur le buffet. On boit, on discute. On console, on félicite, on rassure. On rit, on décompresse, on se détend. Les membres du jury font un "tour d'honneur" et félicitent un par un les finalistes. Ils s'entretiennent plus longuement avec les lauréats, s'intéressent à leurs aspirations. Un brouhaha incessant emplit la salle. Peu à peu, la fatigue émerge. Les gens commencent à se disperser. Je tente en vain de m'eclipser. A plusieurs reprises, on me retient. Puis, c'est enfin le départ. Je sors du Palais de Justice, accompagnée d'une amie. On rejoint ma voiture. Je la raccompagne puis rentre chez moi.

Cette journée aura été éprouvante. Elle aura également été riche. J'aurais appris de nombreuses choses : l'humilité, le respect, le goût de l'effort,...
J'aimerais pour conclure adresser un grand merci, aux membres de l'Association Paul-Emile Goguillot, aux membres du Jury, aux personnes du public qui nous ont formidablement soutenu et à tous ceux, qui ont de près ou de loin, contribué à ce que cette journée se déroule aussi bien. J'espère que chacun aura apprécié, autant que je l'ai apprécié, ce 7 mars 2008.
par Charlotte publié dans : mistaattaque
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Dimanche 2 mars 2008
Relever des défis ? j'adore ça....
Relever des défis dans la même semaine ? J'aime moins ça déjà
Relever TOUS les défis dans la même semaine ? C'est de la fantaisie, de la bêtise, de l'aliénation, de la mégalomanie, de l'aberration, de l'égarement voire même de la psychose...

Au programme cette semaine :
- du 3 au 7 mars : campagne pour les élections étudiantes
- le 4 mars : Commission FSDIE : c'est la Commission qui va peut-être subventionner une partie de notre voyage à Paris.
- le 7 mars : Concours de plaidoiries et élections étudiantes
- le 8 mars : Gala de Droit
- le 9 mars : élections municipales ( ce qui va m'obliger à faire 45 kilomètres pour aller voter, youpi ! Heureusement que je suis une citoyenne consciencieuse.. ;-) )

Si j'en sors vivante, j'offre la tournée à tous mes proches qui m'ont soutenu durant ces dernières semaines. Parce qu'elle est pénible parfois Charlotte, à vouloir toujours tout faire, prouver, agir, bouger, parler, gesticuler, brasser de l'air, pas dormir, pas manger,...

MEA CULPA

par Charlotte publié dans : mistaattaque
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Jeudi 28 février 2008

Considérant que le vendredi  22  février, un groupe d'étudiants de M1 a reçu une plaquette de TD lors du cours de contentieux constitutionnel ;

Considérant qu'à la suite de cette distribution, certains étudiants sont tombés en grave dépression tandis que d'autres en sont venus aux mains ;

Considérant que le 22 février au soir, un groupe d'étudiants armés d'une catapulte ont procédé à un lynchage de chargés de TD ainsi qu'à un lancé de leurs enseignants ;
Considérant qu'à la suite de ces évènements, ils sont rentrés chez eux afin de préparer leur séance de TD ;



Vu le principe selon lequel toute personne a droit au respect de sa dignité humaine ;
Mais considérant cependant que le respect de la dignité humaine connaît des atténuations lorsque l'atteinte à la dignité humaine est motivée par un but légitime et qu'elle est proportionnée au but recherché ;

Considérant d'une part que les évènements qui se sont déroulés le 22 février au soir avaient pour motif d'extérioriser les frustrations persistantes des étudiants de M1,

Considérant que le bien-être d'étudiants, atteints de troubles d'ordre psychologique, constitue, à lui seul, un motif légitime qui justifie le lancé de chargés de TD ;

Considérant d'autre part que le lancé de chargés de TD n'apparaît pas disproportionné eu égard à la personnalité sadique des dits-enseignants ;

Considérant que le lancé de chargés de TD n'apparaît pas disproportionné eu égard au caractère monstrueux de la plaquette de TD, à l'origine des désordres psychologiques des étudiants, et à son caractère opulent ( 50 pages de Doctrine) ;

Considérant enfin que le lancé de chargés de TD n'est pas disproportionné eu égard au moment où la dite-plaquette de TD a été distribuée, juste avant les vacances de février ;




Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que c'est à bon escient que des étudiants de M1 ont procédé, le 22 février au soir, à un lancé de chargés de TD dans la cour de la Faculté de Nîmes ; que par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter la requête des chargés de TD tendant à faire reconnaître l'atteinte à la diginité humaine dont ils ont été victimes ;...


par Charlotte publié dans : mistaattaque
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Samedi 23 février 2008
Parce que le Juriste est à l'image des réformes qu'il étudie : complexe.
Le Juriste aime l'adversité dans laquelle il peut exercer tous ses talents. Une difficulté ? Il adore ça.

Parce que le Juriste ne se contente pas d'être simplement Juriste. Il doit exister ailleurs. Sa mégalomanie n'a pas de limites. Sa détermination à "faire son Droit" n'étouffe pas ses ambitions. Il a besoin d'avoir de multiples activités. C'est dans l'hyperactivité et les difficultés qu'il aime passer son temps.

Partout où l'on tourne la tête, le Juriste est là : membre d'une association, représentant étudiant,... Il multiplie les activités extra-universitaires, au mépris de sa santé mentale et physique. Il est partout. Il arpente les couloirs de la salle de revues juridiques de la bibliothèque à 10h du matin, il assiste à son cours à 14h, il fait une allocution dans les amphis à 17h, il rédige sa profession de foi pour les élections étudiantes à 22h. Bref, le juriste ne chôme pas. Il est amer et dur avec ceux qui ne le comprennent pas. Il est exaspéré par ceux qui lui disent qu'"il en fait trop" et qu'il devrait se ménager. Le Juriste est orgueilleux. Le Juriste est masochiste.

Bon tout ça pour dire que je suis totalement masochiste : 
Je crée une association, je me présente aux élections de délégué de la filière Droit, je fais le concours de plaidoiries, je fais un rapport de recherche, je fais un DU....
Mais qu'est-ce qui tourne pas rond chez moi ? Tout !
Est-ce que j'ai réellement besoin de faire tout ça ? Non !
Est-ce que j'ai envie de le faire ? Oui !
Pourquoi ? Sais pas...


Mais il vaudrait mieux que je sache. Car ce surplus d'activités n'est pas "commun", parait-il et je devrais me "calmer" (sic). En même temps, j'ai la facheuse tendance de n'en faire qu'à ma tête et de n'écouter que mon coeur... Le Juriste est têtu et obstiné.

Alors, si vous êtes comme moi, que vous multipliez les activités superflues, que vous ne pouvez pas concevoir de dormir plus de 5h par nuit car vous allez culpabiliser de trop dormir, si vous ressentez un besoin extrême de reconnaissance, si vous avez l'impression de toujours devoir en faire des tonnes pour arriver au niveau des autres, vous pouvez me contacter. Ensemble, nous résoudrons cet épineux problème ! ;-)




par Charlotte publié dans : mistaattaque
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Mardi 19 février 2008
Parce qu'il est parfois utile de savoir manier les expressions juridiques à bon escient, il est de mon devoir de vous montrer dans quelles situations précises les utiliser...

NON BIS IN IDEM :

Contexte propice : Une dispute avec votre compagnon/compagne. Il ou elle vous jette à la figure tous les maux de la Terre. Et, la phrase-clé surgit "Tu te rappelles quand tu as fais cela ?".

Réponse adéquate : "Non bis in idem. Je ne peux pas être poursuivi à nouveau pour ce même reproche, mon sucre d'orge..."

NUL N'EST CENSE IGNORER LA LOI :

Contexte propice : Votre fils/fille est bordélique. Les tee-shirts sales s'accumulent dans sa chambre. Ca sent le renfermé. Les volets sont constamment fermés et votre progéniture entame sa collection d'emballages de barres chocolatées (juste après celle des bouteilles de soda). Ramassez le linge et lavez-le à 90°. Les affaires étant dans un piteux état, l'adolescent prépubère rebelle va venir vous trouver. " Hé Maman/Papa, c'est quoi ça ?"
"C'est ton tee-shirt, mon ange..."
"Mais il a rétréci ! " (accompagné d'un grognement)
"Tu aurais dû faire une machine..."
Et la phrase clé : "Mais je ne savais pas..."

Réponse adéquate : "Nul n'est censé ignorer la loi, mon coeur. Pas de machine, plus de vêtements..."

NEMO AUDITUR PROPRIAM TURPITUDINEM ALLEGANS ( Nul ne peut invoquer sa propre turpitude)

Contexte propice : Une faveur à réclamer à votre cher(e) et tendre. " Dis chéri(e), je regarde mon feuilleton favori aujourd'hui."
"Ah ben non, pas cette ânerie"
"Tu ne disais pas cela lorsqu'il y avait ce super mannequin qui jouait dedans."
"Mais ça n'a rien à voir...Hum ! "

Réponse adéquate : Nemo auditur propriam turpitudinem allegans. Allons chéri(e), ne sois pas mauvais joueur, tu ne peux pas invoquer ta propre turpitude comme moyen de défense...Tu l'as regardé comme moi ce feuilleton...Donc tu le regarderas encore, avec ou sans le Blonde... Un point c'est tout ! "

UBI LEX NON DISTINGUIT, NEC NOS DISTINGUERE DEBEMUS (Il n'y a pas lieu de distinguer lorsque la loi ne distingue pas)

Contexte propice : Votre petit frère ou votre petite soeur vous harcèle pour que vous lui donniez un peu d'argent de poche. "Allez s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît... T'es obligé de me donner un peu d'argent car sinon tu seras un mauvais frère (une mauvaise soeur)"
Vous lui donnez une piécette d'1 euro.
"Quoi c'est tout?"

Réponse adéquate : "Ubi lex non distinguit, nec nos distinguere debemus. Tu n'as pas précisé combien tu voulais... Il n'y avait pas lieu de penser que tu avais besoin de plus. J'ai donc fait selon mes facultés contributives."
NB : Cette dernière technique est également applicable pour vos enfants capricieux, les neveux et nièces, cousins et cousines,... Toutefois, abstenez-vous de tenir ce genre de propos devant un adulte sain et responsable... ;-)

par Charlotte publié dans : mistaattaque
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Dimanche 17 février 2008
Le juriste a toujours un raisonnement en deux parties. Déformation professionnelle oblige. Depuis ses débuts sur les bancs de la faculté de Droit, on lui a toujours appris à raisonner en 2 temps. C'est le fameux :
- I/ et  II/,
- A ) et B),
- 1) et 2),
- a) et b)  et.......
Alors je m'interroge... Cette capacité de raisonner en 2 temps a t'elle une influence quelconque sur la vie quotidienne du juriste ? Autrement dit, pèse t'il toujours le pour et le contre avant de se prononcer sur un sujet ? Est-il toujours obligé d'opérer un choix entre 2 éléments ?

C'est ce que je vais tenter de vous démontrer aujourd'hui...

Tout d'abord il y a les publicistes d'un côté et les privatistes de l'autre.
Il y a les Civilistes d'une part et les Pénalistes d'autre part.
Et il y a légifrance d'un côté et lexisnexis de l'autre.
Il y a les partisans de Dalloz et les partisans de Litec.
Il y a ceux qui préfèrent l'AJDA et d'autres la RFDA.
Il y en a qui ne jurent que par le blog de Frédéric Rolin et d'autres qui vénèrent le site de Stéphane Darmaisin.
Il y a l'Assemblée Nationale d'une part et le Sénat d'autre part.
Il y a la Cour de Cassation et il y a le Conseil d'Etat.
Il y a les DU et il y a les DIU.
Il y a les masters recherche et les masters professionnels (les DEA et les DESS pour les dinosaures ;-) )
Il y a ceux qui préfèrent surligner un texte et d'autres qui préfèrent le souligner.
Il y a ceux qui mangent au Resto U et ceux qui préfèrent la Cafet'.
Il y a la Fonction Publique et il y a le Secteur Privé.
Il y a les EPIC et il y a les EPA.
Il y a le Mariage et il y a le Divorce.
Il y a les Délits et il y a les Crimes.
Il y a les résidences universitaires et il y a les cités universitaires.
Il y a les boursiers et il y a les non-boursiers.
Il y a ceux qui prennent les cours sur des blocs-notes et ceux qui les prennent sur des feuilles libres.
Il y a ceux qui rédigent un mémoire et ceux qui effectuent un rapport de stage.
Il y a les Professeurs et il y a les Maîtres de conférences.
Il y a ceux qui préfèrent le Café et ceux qui boivent du Thé.
Il y a les CM (cours magistraux) et il y a le TD (travaux dirigés).
Il y a ceux qui écrivent en noir et ceux qui écrivent en bleu.
Il y a ceux qui préfèrent les grands carreaux et ceux qui préfèrent les petits carreaux.
Il y a ceux qui travaillent à l'avance et ceux qui travaillent dans l'urgence.
Il y a la méthode déductive et la méthode inductive.
Il y a les glossateurs et il y a les post-glossateurs.
Il y a la Monarchie et il y a la République.
Il y a la Tutelle et il y a la curatelle.


Même pour les petits tracas de la vie quotidienne, le juriste se laisse envahir par le doute :  Pain au levain ou pain au sésame ? Eau ou vin ? Thé ou café ? Télé Loisirs ou Télé Z ? TF1 ou France 2 ? 

Alors que choisissez-vous ? ;-)


PS : 50ème article !




par Charlotte publié dans : mistaattaque
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Mardi 12 février 2008
Que deviennent mes bonnes résolutions de la rentrée universitaire ?

Obtenir mon semestre avec mention

Passer les éliminatoires du concours de plaidoiries

La finale du concours de plaidoiries

Le DU Droit et Santé

La sélection au Master 2 de mes rêves

Trouver un job d'été dans le milieu juridique

Bien, 3 "bonnes résolutions" réussies sur les 6. C'est en bonne voie. Je ne dois pas relâcher mes efforts. Peut mieux faire ! (ça ressemble étrangement à un bulletin scolaire ;-) )
par Charlotte publié dans : mistaattaque
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Samedi 9 février 2008
Je suis en finale !
A ma grande surprise et pour la 2ème année consécutive, je suis sélectionnée. Pourtant, la partie n'était pas gagnée. Cette année, il y avait des
"Poids Lourds". Et j'avais plutôt la sensation de concourir dans la catégorie "Poids plume" !

9h : Le concours débute par un discours de la Présidente de l'association Goguillot. Elle nous félicite d'avoir eu le courage de nous inscrire au concours et nous remercie d'être encore plus nombreux au rendez-vous que l'année passée. Puis elle détaille la liste des candidats ainsi que leurs sujets et leur ordre de passage. Je suis dans les derniers à passer. Je me détends un peu et essaye de profiter de la matinée.
La première candidate s'avance. Elle semble sûre d'elle et présente son sujet dans le délai imparti de 10 minutes. Puis les candidats s'enchainent. Ceux qui tremblent de tout leurs corps mais qui donnent tout ce qu'ils ont sur le ring. D'autres qui semblent plus expérimentés (ou du moins c'est l'impression qu'ils laissent paraitre ;-) ) D'autres encore qui nous scotchent littéralement par leur humour, leur répartie et la finesse de leur analyse. Une pause d'une dizaine de minutes, le temps de boire un café et le combat reprend.
Les candidats se montrent sous leur meilleur jour. Ils ont respecté la règle "Tenue correcte exigée" et ont sorti leur 31.
Beaux comme un sou neuf, ils tentent de convaincre leur auditoire en 10 minutes. Peu de temps pour parvenir à convaincre que les hommes politiques sont des célébrités comme les autres ou que Mai 68 est une bénédiction pour certains et une malédiction pour d'autres...

Puis vient le temps de la délibération et surtout...de l
'apéritif. Chacun discute de la prestation des candidats autour d'un verre et d'un toast de brandade et les pronostics vont bon train.

14h : Les plaidoiries reprennent à un rythme soutenu. Les Boxeurs candidats tentent d'esquiver les questions du jury. Un crochet du Droit. Un crochet du gauche. Quelques candidats à l'aisance incroyable, décontenancent, à la fois, l'auditoire et le jury.  Le temps défile et c'est bientôt mon tour. Julie, ma comparse, s'élance dans l'arène. Elle maîtrise son sujet et fait quelques traits d'humour. Elle parvient à contrôler ses tremblements.
Puis c'est mon tour. J'écarte les cordes et me jette sur le ring. Je souris au jury afin de me déstresser. Et enfin je me lance : "Le travail c'est la santé". S'ensuivent alors 10 minutes de plaidoirie où je tente d'alterner les bons arguments pour convaincre mon public, dans mes propos de l'originalité, et un peu d'humour et de fantaisie. 2 questions du jury plus tard, je retourne à ma place et scande un grand "Ca c'est fait" qui ne manque pas de faire sourire les autres candidats qui attendent sagement leur tour.
Il reste 2 candidats. Ils enfilent leurs gants de boxe et luttent par KO. Catherine, ma 2nde comparse, s'élance en dernier sur la piste. Plus à l'aise que jamais, elle tente de nous démontrer pourquoi il faut chercher la différence à tout prix ? Les plaidoiries sont terminées et le jury nous demande de quitter la salle afin de délibérer.
Des consommations nous sont alors proposées. Ca tombe bien, j'ai la gorge sèche et la bouche pâteuse...
S'ensuivent alors des
discussions passionnées sur la journée qui vient de s'écouler. Je fais la connaissance de plusieurs candidats. On rit, on décompresse. Quoiqu'il arrive, la journée aura été belle, riche et bien remplie !

Puis l'heure du verdict a lieu. On s'entasse tous dans la salle du Conseil, cette salle que l'on a l'impression de si bien connaître pour  y avoir passé une journée entière, tour à tour, acteur et spectateur...
Ses affiches au mur, sa table solennelle, ses lourdes chaises, ce pupitre,....
L'une des membres du Jury, Marie-Odille Nouzille tient tout d'abord à nous féliciter. Elle est ravie d'avoir le privilège, chaque année, de découvrir de nouveaux talents. Puis elle énonce les candidats sélectionnés par le jury du matin. Sans surprises. Les meilleurs ont été retenus, la crème de la crème...!!!!!
Puis les candidats sélectionnés par le jury de l'après-midi. Elle cite mon nom, des applaudissements emplissent la salle. Un air stupéfait parcourt mon visage. Une seconde chance vient de m'être donnée. L'année dernière aussi, j'étais allée en finale. J'espère faire mieux cette fois-ci. Je n'en reviens pas... Je suis tout à ma joie lorsque je m'aperçois que ma comparse Julie n'est pas retenue. Cependant elle est désignée suppléante en cas de désistement. Un sourire irradie son visage. Elle est ravie pour moi.
Puis la Présidente nous invite à faire une photo de groupe. Tout s'enchaîne. Je n'ai pas le temps de réaliser, les autres candidats non plus. On tire notre sujet au sort pour la finale. A la lecture du cas pratique,
je ne peux m'empêcher d'avoir un rire nerveux, ce qui n'échappe pas à quelques membres de l'association Goguillot qui s'en amusent. "J'adore ce rire nerveux" lance l'un d'entre eux. Sadique ! ;-)

Rendez-vous est pris le vendredi 7 mars à la Cour d'assises...

Le public se disperse dans un brouhaha incessant de rires, de paroles réconfortantes pour les uns et de "Félicitations !" pour les autres. J'échange mon numéro de téléphone avec mon "adversaire". J'enfile mon manteau et vais rejoindre mes amis. La soirée s'annonce festive....
par Charlotte publié dans : mistaattaque
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Dimanche 3 février 2008
Me voilà de retour après une semaine intense de reprise de cours.
Toujours pas de résultats à l'horizon. Mes prédictions les plus noires se confirment. Je vais finir soit :

a/ avec un ulcère à l'estomac
b/ complètement aliénée
c/ lobotomisée
d/ les 3 en même temps.

Enfin quoi qu'il en soit, je n'ai pas trop eu le temps cette semaine de m'apitoyer sur mon sort, entre le choix de mes options (Droit de la CEDH et Droit de l'environnement), celui de mes TD (Droit des Contrats publics et Contentieux Constitutionnel) et mon sujet de culture générale du Concours de plaidoiries qui est tombé : "Le Travail, c'est la santé ! "
Je doix exposer une réflexion sur ce sujet d'une durée de 10 à 15 minutes, vendredi prochain, et je peux vous assurer que je ne suis pas très rassurée... Mais dans quelle galère me suis-je encore lancée ? A croire que je suis masochiste, auto-sadique, à tendance destructrice... ;-)

Enfin, j'ai pu constater cette semaine, et à ma grande surprise, que la moitié de ma promotion a abandonné en cours de route. Mes (ex-)camarades ne reprendront plus le chemin de la fac. Ils sont lassés par les études, pour la plupart et souhaitent entrer dans la vie active au plus vite. Ils veulent acquérir leur autonomie. Je n'étais pas préparée à une telle désaffectation en plein milieu d'année universitaire et surtout, si près du but...
En tout cas, je leur souhaite de réussir dans ce qu'ils entreprendront... Bonne chance pour la suite à vous tous.

Et puis, un projet de voyage à Paris qui murit pour les reste des étudiants de la promotion. Nous souhaiterions partir début juin, visiter l'Assemblée Nationale, la Cour des Comptes, et tous ces Hauts monuments de la Justice Française. Si tout se passe bien , d'ici quelques semaines, nous allons créer une association afin de récolter des fonds et financer notre excursion... Je vous tiendrai au courant de ce projet, en espérant vivement qu'il se réalise !!!!  ;-)

Bonne semaine à tous et n'abusez pas des crêpes ;-)
par Charlotte publié dans : mistaattaque
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